mardi 23 juillet 2019

CAN 2019 : SECONDE ETOILE POUR L'ALGERIE

CAN 2019 ALGERIE



L’ALGERIE SUR LE TOIT DE L’AFRIQUE

Le football est un jeu simple qui procure des sensations fortes et des émotions. Parfois des drames, souvent des déceptions. C’est le scénario de cette finale qui a opposé l’Algérie au Sénégal le vendredi 19/07/2019 au Caire sur la terre des Pharaons. Alors quand l'Algérie ouvre le score dès la deuxième minute de jeu, la face de cette finale s'en trouve bouleversée.

Le fait du match : coup d'envoi et but pour l'Algérie. Décryptage : La première minute vient tout juste d'être dépassée quand Baghdad Bounedjah accélère et tente sa chance à l'entrée de la surface de réparation. Sa frappe, déviée par Salif Sané, prend de la hauteur, beaucoup de hauteur, et retombe dans le petit filet droit d'Alfred Gomis, resté statique. Explosion de joie côté algérien et silence et incompréhension côté sénégalais !

Le but est validé. Les Sénégalais encore groggy, repartent à l’attaque, essaient de s’organiser, de reprendre leur esprit… mais la résistance s’organise côté Fennecs. On assiste alors, à un remake du film « Fort Alamo ». Les Lions de la Teranga croient revenir au score, en obtenant un penalty, sifflé et accordé par l’arbitre camerounais, mais c’était une fausse joie ! L’arbitre, après des palabres, incompréhensions, interrogations et l’appel à la VAR, revient sur sa décision. Il annule le penalty pour la grande joie des Algériens (voir vidéo ci-contre).


Captures écran "Ennahar".

Source Youtube.

La CAN 2019 vient de sourire aux Fennecs. L'Algérie tient sa victoire, la deuxième, 29 ans après celle remportée en 1990 à Alger.
L’entraîneur Djamel Belmadi peut pleurer de joie. Il a gagné. Il offre une deuxième étoile à l’Algérie… et un pactole de 4,5 millions de dollars de primes accordés au vainqueur de la part de la Confédération africaine de football. Le Sénégal, pour sa part, doit se contenter de 2 millions de dollars en guise de lot de consolation.
De retour à Alger les Fennecs, médailles de champions au cou, ont reçu un accueil triomphal. Dès qu’ils ont posé le pied sur le tarmac, des cris de joie et des youyous se sont fait entendre. Une délégation conduite par le Premier ministre Noureddine Bedoui était là pour les accueillir. La fête peut commencer.
Dans la capitale algérienne, des scènes de liesse pour le retour des champions d'Afrique.
Les héros ont pris place dans un bus aux couleurs du drapeau algérien et frappé des deux étoiles et de l'inscription « Nous sommes fiers de vous ». Le bus avait par endroits du mal à avancer en raison du grand nombre de supporteurs qui tentaient de s'en approcher.
On brandit les médailles, on lance des bisous, des clins d’œil… C’est beau un peuple en fête.

CAN : LE SÉNÉGAL MAUDIT !

Les Lions de la Teranga n’ont toujours pas remporté la moindre compétition en Afrique. Ça commence à faire long. Pourtant, il en a connu des finales… toutes perdues !
Déjà, en 1990, il réussit pour la première fois à passer le premier tour, en terminant deuxième du groupe. Il s'y incline en demi-finale contre l’Algérie (1-2) puis en petite finale contre la Zambie (0-1).
Bis repetita en 2002. Cette année-là, la Coupe d'Afrique des nations de football a eu lieu au Mali. Elle a été remportée par le Cameroun qui a battu le Sénégal en finale.
Le chat noir existe aussi en football !

Et la CAF ?

Oui, et la CAF ? Il est temps pour cette instance du football de réveiller les vieux démons. De dire ses quatre vérités. Elle doit se mettre à jour, se moderniser, enlever la poussière enfouie sous le tapis. « Virer » les pique-assiettes et éradiquer la corruption. Tout un programme.
Mon message, sous forme de propositions, se résume en quelques mots: la Confédération africaine doit, d’abord, revoir les statuts de ses arbitres. Ils sont très mal payés. Et ça se voit sur le terrain… à travers leurs décisions.
Ne pas hésiter à faire appel à des arbitres européens. Neutres !
Le constat est simple : trop d’erreurs, d’approximations, de tergiversations, etc. ce qui a pour conséquence de semer le doute et la suspicion. Un seul mot d’ordre : « Sauvons le football ! ».

Quatre propositions :

  1. Sanctionner les arbitres coupables de graves manquements après trois grosses erreurs.

  2. Sévérité pour les simulations des joueurs-comédiens (carton jaune suivi d’une exclusion temporaire de 10 minutes) qui provoquent leurs adversaires et trompent les arbitres.

  3. Faire rejouer le match en cas d’erreurs ayant faussé le résultat de la rencontre (après une réunion d’une commission spéciale qui décide du sort du match).

  4. Afficher la liste des noms des arbitres qui supervisent la VAR. Rendre public le compte-rendu des décisions prises dans le studio.

L'EGYPTE...

...pionnière du football panafricain et mondial


Un mot quand même sur le pays hôte : l’Egypte, éliminé par les Sud-Africains. Les Pharaons ont hérité de l’organisation de cette CAN 2019 à la place du Cameroun, initialement désigné pour la plus prestigieuse compétition africaine.
La Confédération africaine de football ayant jugé que le Cameroun a pris trop de retard dans les travaux des stades qui devaient accueillir la compétition et donc le choix s’est porté sur l’Egypte, qui a accepté le défi.
En fouillant dans nos mémoires, on s’aperçoit que le pays des Pharaons est le champion incontesté de la Coupe d’Afrique des Nations. Il domine l’Afrique du ballon rond.
Jugez-en : un palmarès époustouflant avec 7 titres de champion d’Afrique qui inspire le respect et l’admiration :
  • 1957
  • 1959
  • 1986
  • 1998
  • 2006
  • 2008
  • 2010

Mais n’oublions pas, non plus, un autre géant du football africain : le Cameroun avec 5 titres de champion d’Afrique !
Une Afrique organisée, inventive, loin de la corruption, peut créer des surprises et étonner la planète. On y croit !

A-A Capitaine

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