lundi 31 octobre 2022

UNE JOURNEE POUR LA PALESTINE

Réunion-débat sur le thème de la Palestine

L'entrée du Palais des Congrès.

LA PALESTINE VAINCRA...

Samedi 29 octobre, la Palestine était à l’honneur au Palais des Congrès de Nanterre. Une rencontre-débat était organisée par l'AFPS (ASSOCIATION FRANCE PALESTINE SOLIDARITE), sous le thème : Les Palestiniens face à l’apartheid israélien.

Un événement présidé par son excellence l’ambassadrice de Palestine, Mme Hala ABOU-Hassira, cheffe de la Mission de Palestine en France.

C’est une femme détendue, souriante qui s’est présentée devant une salle toute acquise à la cause palestinienne… Un discours bref sur la difficile épreuve que vit le peuple palestinien sous occupation israélienne. Un peuple debout qui refuse son sort de martyr et qui résiste à l’oppresseur.

Un discours rassembleur

Dans son discours rassembleur, elle invite les pays arabes à montrer plus de solidarité envers la Palestine meurtrie et plus d’unité entre eux pour gagner la bataille de la dignité, de la liberté et de la justice.

Ensuite, Mme Hala Abou-Hassira a pris le temps pour répondre aux questions des personnes présentes en rappelant les valeurs de la solidarité et de l'espoir entre les peuples. Même si, rappelle-t-elle « ce n’est pas facile ».

Une séance vidéo commentée d’une trentaine de minutes a conclu cette réunion. Le film a révélé la terrible réalité de la vie de tous les jours des populations de Gaza et de Cisjordanie vivant dans une prison à ciel ouvert.

1. DISCOURS. Le mot de Mme l'ambassadrice.

Dialogue ouvert avec Mme l'ambassadrice de Palestine.


DES PHOTOS DE LA REUNION-DEBAT

Un face-à-face avec l'ambassadrice...

Projection du film sur le quotidien des Palestiniens.

Assassinat et impunité totale

Alors qu'elle couvrait la prise d'assaut du camp de Jénine par les forces israéliennes le 12 mai 2022, la journaliste-reporter Shireen Abu Akleh a été touchée d'une balle directe dans la tête.

Victime de son devoir, celle qui travaillait pour la chaîne Al-Jazeera, était une habituée connue et reconnue par les médias du monde entier. Son assassin ne peut ignorer qu’il s’agit d’un reporter en train de couvrir des affrontements entre des jeunes palestiniens et des soldats armés jusqu’aux dents ! Elle portait un gilet pare-balles sur lequel est inscrit en gros PRESSE.


Visite mouvementée de Martinez à Naplouse (source BFM-TV).

Visites mouvementées

Témoignage de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, en visite à Naplouse à la tête d’une délégation… Une visite risquée où Tsahal (armée israélienne) sévit, et fait preuve de violence et d’intimidations en usant de son arsenal militaire. Faisant comprendre aux visiteurs étrangers qu’ils ne sont pas les bienvenus.

Jacques Chirac à Jérusalem

Visite sous tension du Président français à Jérusalem.

Parmi les images que l’histoire retient de Jacques Chirac, celle de sa visite à Jérusalem en 1996 fait peut-être partie des plus marquantes. En empruntant les ruelles de la Vieille Ville, le président français était acclamé par une foule palestinienne enthousiaste. En même temps, il sentait une présence presque hostile des soldats israéliens, omniprésents tout au long du parcours et qui empêchaient le cortège présidentiel d’emprunter certaines rues… Une situation qui a provoqué la colère de Jacques Chirac. On a frôlé l’incident diplomatique !

La résistance continue...
Funérailles de la journaliste Shireen Abu Akleh, abattue lâchement par la police israélienne, au mois de mai dernier.


Le Partage de la Palestine - 1947.

Les Palestiniens face à l’apartheid israélien

Les Palestiniens face à l’apartheid israélien, cela signifie vivre avec des chaînes aux pieds. Chaque déplacement d’un village à un autre est un vrai chemin de Croix ! La population est soumise à une fouille au corps en règle. L’armée exige parfois le port de vêtements moulants par peur des ceintures explosives. Des queues se forment à l’approche de chaque checkpoint. Il y va de même pour la consommation de l’eau. Des chiffres révélés font froid au dos : 70 litres eau pour un Palestinien / jour, contre 300 litres pour un Israélien. Et les exemples sont nombreux.

En soixante-dix ans, la situation n’a pas évolué ! Et l’agitation des membres de l’Assemblée générale des Nations unies aux lendemains des guerres qui opposent régulièrement les Arabes aux Israéliens se heurtent au refus israélien à tous compromis avec les Palestiniens.

Certes, le Conseil de sécurité des Nations unies, devant l’urgence de la situation, se réunit pour… « ajouter une ligne » aux résolutions déjà adoptées par le passé. Et la liste s’allonge!

Résolutions 242 et 338

Ce fut la résolution 242 qui a été adoptée (majorité absolue des 15 membres) par le Conseil de sécurité, après la guerre de Six-Jours en juin 1967. Elle souligne l'inadmissibilité de l'acquisition de territoires par la guerre et la nécessité d'œuvrer pour une paix juste et durable permettant à chaque État de la région de vivre en sécurité.

Ce fut aussi le cas de la Résolution 338 (1973), après le déclenchement de la guerre du Kippour.

Toujours dans la série macabre des assassinats, rappelons aussi le massacre de Sabra et Chatila (camp palestinien au Sud-Liban) en septembre 1982, sous occupation de l’armée israélienne… sous les ordres d’Ariel Sharon.

Toutes ces résolutions agissent comme un sparadrap sur une jambe de bois ! Elles sont sans effet. Rien n’a bougé ! Le statut quo total. Israël occupe de plus en plus de terres et accueille des centaines de colons juifs qui affluent des quatre coins du monde.

Impuissance des pays arabes

Les pays arabes sont impuissants ! La communauté internationale est déchirée par ses problèmes géopolitiques ! Avec des tensions qui restent vives. Malgré tout, le combat pour la paix continue.

Quelques mouvements pacifistes israéliens se dressent contre l’injustice et militent pour la paix et la création de deux Etats vivant côte à côte. Parmi ces organisations, citons « Le Bloc de la paix » et « La Paix Maintenant ». Des efforts à saluer…

Anomalies dangereuses : les causes du Mal

L’Etat hébreu doit se pencher sur les origines de sa naissance. Et se montrer reconnaissant. D’abord la question de la fondation d’Israël qui revient principalement au gouvernement anglais qui l’a « installé » au cœur de la Palestine. Ensuite, les juifs, fuyant le régime nazi et les persécutions, ont trouvé refuge au Maghreb. La Tunisie, L’Algérie et le Maroc leur ont tendu les bras pour les accueillir. Là, ils ont trouvé confort et sécurité.

Mais, comme attirées par l’odeur du sang, des personnalités juives éparpillées dans les quatre coins de la planète, ont décidé de retourner « chez eux » en… Palestine. Une seule idée en tête : le grand Israël.

Ouvrez vos livres de géographie !!! Toutes les nationalités étaient réunies pour former un groupe de mercenaires et de pilleurs de « terres ».

Venus des 4 coins du monde

David Ben Gourion en est un exemple parfait. Il est le fondateur de l'État sioniste d’Israël. Il est Polonais de naissance. Golda Meir est née à Kiev. Elle a été ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre dans les années soixante-dix. Quant à Yitzhak Shamir, ancien membre des organisations sionistes Irgun, il est né en Biélorussie. Lui aussi Premier ministre en 1983. Cet homme parachuté ne jure que par le Grand Israël et s’oppose à toutes concessions à l'égard des Palestiniens.

Un autre dirigeant israélien né en Biélorussie, Haim Weizmann. Il avait la particularité de porter plusieurs vestes. Tantôt homme d’Etat russe, britannique puis israélien. Enfin président d’Israël en 1950. Et la liste est longue… Et les questions aussi.

Aujourd’hui, les arrivées massives et continues des colons se poursuivent, contribuant au malheur des Palestiniens déjà à l’étroit sur leurs propres terres. Des appels « à l’aide » se perdent et s’évanouissent dans le ciel bleu de Gaza, Jérusalem et Cisjordanie.

Ministère de l'Alyah et de l'Intégration

Mais Israël continue de « recruter » d’autres âmes perdues. Une œuvre de destruction à grande échelle s’est mise en place. Ainsi, l’Etat hébreu a imaginé un système basé sur la Loi de Retour qui date de 1950, qui stipule que tous les Juifs, les enfants et petits-enfants de Juifs et leurs conjoints peuvent immigrer en Israël.

Entre 1965, le monde entier assiste, intrigué, à une première vague de migrants. Comme une malédiction, en 1975, une autre vague de 300 Falachas emprunte le même chemin vers la Terre promise.

Mieux, l’Agence juive pour Israël organise des départs vers Israël pour votre « Alyah » (Retour en Israël). Un circuit validé par le Ministère de l’Alyah et de l’Intégration.

Que peut faire le peuple palestinien face à cette machine de guerre ? Une interrogation cent fois posée !

A-Capitaine

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